Anne-Sophie Bion et The Artist, du rêve à la réalité avec Media Composer

 

Anne-Sophie Bion avait un rêve, celui de devenir monteuse de film. Son BTS Audiovisuel option image lui avait ouvert les portes du montage et de la chaine de télévision Eurosport, mais ce sont celles du cinéma qui l’attiraient. Elle suit alors une licence de cinéma pour la théorie, et un stage en laboratoire photochimiques pour la pratique. Finalement, c’est son travail en tant qu’assistante technique dans une société de post-production et l’acquisition d’une parfaite connaissance des stations de montage Avid, auprès de Marc Boucrot, son “mentor technique”, qui vont contribuer à fonder sa réputation.

“Cela m'a permis de rencontrer de nombreux monteurs, réalisateurs, assistants monteurs, et je suis tombée par chance sur Hervé Schneid qui avait besoin d'un assistant monteur sur les deux volets du film Mesrine, de Jean-Francois Richet.” Aux côtés du monteur d’Alien la resurrection ou encore du Fabuleux destin d’Amélie Poulain, elle participe ensuite à Micmacs à tire-larigot, de Jean-Pierre Jeunet. “C'est [Hervé Schneid] mon mentor artistique. Il m'a appris beaucoup de choses et je passais toutes mes matinées assise à côté de lui à le regarder visionner les rushs. […] C'est comme ça que j'ai vraiment appris le montage.”

Nous sommes en 2010 et Michel Hazanavicius cherche le monteur de son prochain film : un regard neuf parfaitement à l’aise techniquement. La réputation d’Anne-Sophie la précède et c’est alors comme co-monteuse à ses côtés qu’elle débute le montage de The Artist à l’automne 2010. "Michel était à Los Angeles en train de tourner, et moi j'étais à Paris avec mon assistante Camille.[…] Dès qu'il est arrivé, nous avons regardé le premier montage et ensuite nous avons monté le film ensemble. Le seul fait de travailler avec Michel a déjà été une aventure magique !”

A partir de Juin 2011, de festival en festival, The Artist entame une fabuleuse carrière internationale et gagne plus de 100 récompenses, dont notamment six César, sept BAFTAs, un Goya, trois Golden Globes et cinq Oscars. The Artist devient ainsi le deuxième film au budget non exclusivement anglo-saxon à remporter l'Oscar du meilleur film. "On a eu un mois de février 2012 hyper intense. […] Et puis surtout, gagner l'ACE, le prix du meilleur montage de la part de la guilde des monteurs américains, c'est juste unique… Donc merci Michel! ”

A propos de son outil de travail, Anne-Sophie ne tarit pas non plus d’éloges : « Media Composer, c'est mon seul et unique outil de travail ; donc je l'utilise tout le temps, du premier au dernier jour de montage. J'ai un boitier d'acquisition Mojo DX et mes assistants utilisent deux Nitris DX pour pouvoir faire des entrées-sorties facilement. » Les raisons de son choix sont évidents : « parce ce que c'est simple d'utilisation et que je trouve l’interface claire et efficace.». Elle apprécie aussi tout particulièrement la gestion des medias, des formats et utilise pleinement les fonctionnalités et outils avancés dont ceux pour les effets spéciaux : « Notamment sur The Artist il y avait de nombreuses multiplications de foule à faire. Je suis allée jusqu'à 20 pistes et j'ai pu truquer les plans, en tous cas faire les maquettes dans l'Avid. »

Et de rappeler : « en fiction il y a énormément de monteurs qui utilisent Media Composer ainsi que la plupart des boites de post-production à Paris. Donc voilà, c'est l’outil de montage film! »